Stop aux transferts d’argents!
En cette période électorale au Sénégal, que vaut l’avis de la diaspora? Il s’agit là d’une question intéressante, vu le rôle primordial que les immigrés, jouent indirectement, dans la vie socio-économique du pays.
Rappelons que la diaspora Sénégalaise envoie plus de 1.2 milliards de dollars, au pays, chaque année. Le Sénégal est le 4eme pays qui reçoit le plus de fonds en Afrique noire, après le Nigeria, L’Afrique du Sud, et le Kenya.
Pour plus d’informations, voici une belle illustration des flux migratoires depuis le Sénégal : http://peoplemov.in/#f_SN
74% des foyers au Sénégal comptent sur un parent immigré pour subvenir aux besoins de base. Quitte à se priver, la diaspora répond aux sollicitations les plus variées des familles. Certains envoient jusqu’à 40% de leurs revenus au pays, même en ces temps de crise.
Alors que le pays est entrain d’élire son prochain président au suffrage universel direct, l’impact électoral de la diaspora (pour ceux qui votent) reste faible comparée à la plupart des circonscriptions. Leur poids reste limité, alors que dans la pratique, un migrant fait vivre des dizaines de personnes chez lui.
Aujourd’hui plus que jamais, les migrants apparaissent comme des SANS-VOIX.
Ils sont devenus la cible toute désignée des droites extrémistes dans les pays développés. Et quand le pays d’origine est en crise économique, c’est encore la diaspora qui prend le relai. Que ce soit pour l’éducation, la santé, la nourriture, l’immobilier…les immigrés font face à tout, et ce, malgré la hausse vertigineuse des denrées de base.
Même dans des secteurs très concurrentiels, il semble qu’elle soit encore mise à contribution, indirectement. Alors que les compagnies low-cost ont fait fondre les prix des voyages partout dans le monde, voyager au pays reste de plus en plus couteux vu la hausse des taxes d’aéroport locales. A cela s’ajoute les nouvelles taxes sur les appels entrants…
A l’origine de tous ces maux: les transferts d’argent!
On voit partout des slogans qui vantent les mérites des transferts « rapides et simples ». Voilà une industrie qui exploite un trait culturel très noble: l’affection familiale, pour transformer la diaspora en cible captive et tout le monde en profite. Envoyer du cash à la moindre demande, c’est presque une solution de facilite, pour ne pas faire face aux vrais problèmes qui génèrent la pauvreté dans nos pays : le chômage, l’efficacité économique et le manque de production locale. Pourquoi se fatiguer quand le migrant entretient tout le monde? On maintient ainsi un système d’assistanat prolongé dans lequel, le migrant est devenu le pigeon parfait! J’ai presque envie de dire stop aux transferts d’argents !
Soutenir sa famille oui. Mais avec lucidité! Envoyant du cash à tout va, nous n’aidons personne. Au contraire, l’immigré donne simplement un signal fort que tout le monde peut en profiter, au delà même de sa famille et des vrais besoins.
Pire, envoyer des milliers d’euros en cash cause d’innombrables disputes familiales chaque mois. Certains sont tentés d’utiliser ces fonds (qui tombent du ciel) pour faire face à leurs propres urgences. Combien voit-on apparaitre de besoins imaginaires? De gaspillages ?
Il est tant que les diasporas Sénégalaises (et Africaines) prennent le contrôle et reprennent leurs destins en main. A notre siècle un migrant devrait pouvoir satisfaire simplement les besoins importants de ses proches, sans se faire plumer.
- Votre « protégé » va l’école au pays ? Ne devriez vous pas payer l’école et exiger la formation la plus performante ?
- Un parent a besoin de soins, d’urgence ? Ne faudrait-il pas choisir le spécialiste le plus compétent et directement régler le traitement ?
- Vous gérez la ration alimentaire de la famille. Serait-il impossible de tout régler chez le demi-grossiste le plus proche, et obtenir peut-être même bénéficier de réductions?
Il s’agit, de rester lucide quant à la nature des besoins que vous décidez de financer. Une fois décidé sur un cas, les dernières innovations technologiques permettent d’accéder à des milliers de professionnels locaux pour satisfaire le besoin, simplement. En plus, ce faisant, vous soutenez des milliers de PME locales qui constituent le tissus économique de base du Pays!
De nouvelles solutions comme Willstream Labs arrivent sur le marché et offrent cet access à distance, en plus du controle des fonds envoyés.
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Will
Willstream Labs.
Willstream feat. IPD (Institut Polytechnique de Dakar)
Après la santé, Willstream étend son service au secteur de l’éducation.
Nous avons le plaisir d’accueillir IPD (Institut Polytechnique de Dakar Thomas Sankara) dans le réseau Willstream.
L’IPD joue un rôle majeur dans la formation professionnelle pour les jeunes de tout niveau afin de leur donner une chance d’insertion : TICs, Enseignement supérieur, etc …
Vous soutenez un jeune étudiant à l’IPD ? Passez désormais par Willstream, et réglez directement, en ligne, les frais liés à sa scolarité. Mr Sy et son équipe s’occupent de votre protégé !
La page Willstream de l’IPD est accessible à l’adresse suivante : https://merchant.willstream.com/merchants/75
Toujours plus de structures locales, au service de vos proches au Senegal.
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A child’s education is their future! That’s why Willstream is extending its local network into the education sector in Senegal.
We are very excited to welcome IPD – Institut Polytechnique de Dakar Thomas Sankara, to the Willstream Network.
Since launching 1991 IPD has become a key player in the professional education market in Senegal, offering a second chance to motivated students in areas like ICT while preparing them for the job market.
Are you sponsoring the education of your younger relatives in Dakar? Connect to IPD via Willstream… Mr Sy and team will take care of your protegé!
Check out their page on Willstream - https://willstream.com/
Growing our network of local businesses – bringing you closer to your family every day…
What drives (mobile) payments in emerging markets?
The mobile payment space in emerging markets is evolving at a rapid pace. After a first phase led by mobile carriers (Safaricom, $8 billion moved last year), many other players are trying to secure positions of strength.
Visa acquired Fundamo for $110m – a “land grab” in the region. EBay acquired Zong (250 carriers) for $240m, thus having a direct access users (via in-carrier billing) in emerging markets.
Over 4 billion people have access to a mobile which by far exceeds the number of bank accounts.The opportunity is compelling and the need for mobile payment options ringing loud and clear. Unfortunately, converting mobile subscribers into financial service users is not that simple an equation.
For users with no direct income, how much help would a bank account really, be? Opening a bank account should be a consequence… the end result of someone operating some form of business or an activity for which financial inclusion serves as an accelerator. Having a just a mobile phone is not enough.
Mobile carriers have been extremely successful at recruiting low income users and turning them into sources of revenues. Prepaid plans along with airtime sharing allow carriers to efficiently tap into this “income sharing economy”. As an example, the pan-African group MTN serves over 140 million users with over $16.5B turnover. In markets where the financial resources are poorly distributed, sharing one’s income is critical. Mobile Money is a direct evolution of airtime sharing, started a decade ago so that ultra low income users can tap into more fortunate peers accounts.
Inspired by this example, what adaptations are required for digital payments to fit into this “income sharing economy” and its unwritten rules ?
Years back, I used to help a friend (here), run his local grocery store, on my free time. The reality i discovered was striking: Most payments at the store were actually funded by a (remote) third party source, not by the actual buyers’ own income. Knowing that third party, often allowed the merchant to advance groceries or lend cash to clients, with limited risk.
3-Parties payment model
The more “fortunate” locals support all their relatives over the month, literally “sharing their income”. This is the financial side of the traditional Southern African concept : Ubuntu.
Migrants travel many miles away in search of a better life and, more importantly, to support their family in their home country. In Senegal, “76% of urban households have at least one member living abroad” and providing the critical funds to pay for food, education and healthcare.
In the first world, a payment interaction is a simple buyer/merchant relationship. Funds owner and spender are most often the same person. “I make money, and then I decide where to spend it”.
In developing countries, however, the money-maker and money-spender are most often two different parties. A transaction is almost always a three-party interaction: Funds Owner, Spender and a Merchant.
Traditional brick-and-mortar payment systems (cards networks) have not been designed for these type of transaction and miss funds owners’ needs.
Active Control
A key aspect of this model is that “funds owners” aren’t neutral. They have actual objectives when delivering theses funds and often in the form of strict spend instructions. Many migrants successfully sent cash…but struggle to enforce the actual needed last mile purchases. Instead of funding education, healthcare, food… the received cash gets diverted, wasted locally, behind their back.
Making sure these arrive where intended is a key part of the equation and a key weakness in today’s payments or transfer services, in emerging markets.
We will be covering further details in subsequent posts…
Thanks for reading and stay tuned!
Toffene B. Kama, Founder, Willstream Labs Inc.